Le cobaye : un animal de compagnie en or

Le cobaye est vraiment le premier animal de compagnie qu’on puisse offrir sans aucun danger au plus petit enfant, car il possède le meilleur caractère qui soit et ne cherche jamais à mordre.

Sa timidité naturelle ne dure pas : elle fond au soleil de l’amitié, dans les bras de son maître… Cependant, il reste assez réservé avec les étrangers.

Dodu, trapu, le cobaye a une tête importante qui semble attachée directement au corps tant son cou est court ! La tendresse brille dans ses gros yeux sombres et très doux. Il porte des petites oreilles arrondies, veloutées. Ses membres sont tellement réduits, peu développés, qu’au repos on le croirait volontiers sans pattes !

L’espèce la plus connue arbore un pelage lisse, à poils durs, assez courts mais fort agréable au toucher. Pour les couleurs, le choix est grand, toutes les combinaisons sont possibles à partir du blanc, du noir, du rouge, de l’ocre, du fauve… Tricolore, on considère le cobaye comme un « porte-bonheur » ! Mais il peut être bicolore, quadricolore et même unicolore dans les sept teintes suivantes : brun, gris, rouge, noir, argenté, crème et doré. Il mesure de 16 à 30 cm pour le corps et n’a pas de queue. Son poids varie de 350 à 700 g, mais certaines variétés dépassent un peu ce poids et cette taille.

Son appellation

C’est du Nouveau Monde, de l’Amérique, que Christophe Colomb avait pris pour une terre asiatique, que nous vient ce cobaye, improprement appelé cochon d’Inde ! Jadis, il était répandu au Brésil, au Paraguay, au Pérou.  Ce proche parent de l’agouti, vers 1530, vivait dans les demeures des Incas où il servait d’amusement avant d’être consommé ! Hélas ! Nous n’avons guère fait mieux pour lui puisque nous l’utilisons surtout pour des expériences en laboratoire.., Quelques individus échappent heureusement à ce sort peu enviable pour devenir d’adorables compagnons de jeux pour les enfants.

Encore faut-il les empêcher de follement reproduire comme le hamster doré, la souris blanche… et pour les mêmes raisons.

Si, dans la nature, le cobaye se plaît en communauté, comme le chien de prairie, dans des galeries souterraines, il s’accommode d’une existence oisive chez les humains à condition d’être bien soigné, nourri et cajolé pendant les trois à sept ans qu’il peut espérer voir le jour.

Vous installerez facilement un cobaye à la maison… en banlieue, à la campagne, à la mer, à la ville ! Vous agirez en fonction de la nature du sol carrelé ou parqueté de la place disponible.  Vous choisirez pour lui la liberté totale, avec une petite caisse, remplie de foin sec, pour dormir à sa convenance puisque ses activités sont à la fois diurnes et nocturnes.

Vous pouvez préférer lui agencer un « home » restreint pour préserver vos tapis et parquets cirés dans une pièce sans télévision. En ce cas, dans une sorte de volière en grillage fin dont le sol sera recouvert de sciure, de paille, de sable ou de copeaux de bois, vous placerez une caisse retournée de 40 sur 40 et 40 de hauteur, munie d’une ouverture servant d’entrée unique.

Les accessoires ?

Une fontaine-buvette pour l’eau d’Evian, car il boit (et même du jus d’orange en cas de constipation), diverses mangeoires pour les aliments, un râtelier pour la verdure.  Attention : ne le forcez pas à vivre dans n’importe quelle pièce, à n’importe quelle exposition ! Si le cobaye craint l’humidité, le froid, les courants d’air, il supporte mal une température supérieure à 20°C. Ne l’obligez pas à jouer trop longtemps, laissez-le se régler à sa fantaisie. Il n’a pas de périodes délimitées pour le sommeil. Au lieu de dormir pendant de longues heures et de se déchaîner la nuit, il sait couper ses activités de siestes fréquentes, à plat ventre, après avoir laborieusement cherché la position la plus confortable. Dès qu’il ouvre les yeux, il mange, le jour comme la nuit ! Puis il trotte un peu… et s’abandonne encore au farniente ! Mais ne croyez pas qu’il vit au il est beaucoup ralenti comme le paresseux plus malin qu’il en a l’air.

Son alimentation

L’alimentation du cobaye n’est ni coûteuse ni compliquée. Elle doit cependant être variée si l’on veut lui éviter les maladies carentielles et lui garder une bonne résistance aux infectieuses.

Donnez-lui, surtout l’hiver : du foin, de la paille de blé, de la luzerne sèche, du trèfle, du son… Du pain sec, quelques biscuits lui feront plaisir.

Vous y ajouterez des graines germées ou sèches orge, blé, avoine, maïs, riz cuit à point, semoule préparée comme pour le couscous, avec des grains bien détachés. Pendant les froids, une pâtée de riz à l’eau, servie tiède et arrosée de son. De la verdure propre, jamais humide ni fermentée endive, persil scarole, pissenlit, carotte, etc. Pas de chou, chou-fleur, tomate, pomme de terre… Différents fruits pomme, poire, raisin, cerise, etc. Vous pouvez lui acheter des sandwiches de graines et des granulés spéciaux contenant céréales et vitamines pour faire l’appoint les jours où vous êtes démuni, mais pas comme nourriture habituelle. Si vous allez lui cueillir quelques friandises vertes au fond du jardin, veillez à ne pas y mêler un peu de mouron rouge ou bleu… risquant de lui être fatal ! Evitez aussi la cohorte des herbes nocives à presque tous les rongeurs le bouton-d’or, la belladone, la digitale, le pavot, la ciguë, la colchique, la primevère, la moutarde…

Si vous voulez le fortifier, vous incorporerez à sa pâtée tiède tantôt une pincée de levure de bière et une cuillerée à café de germes de blé (produits diététiques vendus dans les maisons de régime et en pharmacie), tantôt un peu d’huile de foie de morue ou de Lactomorrhuol de Delpech (huile de foie de morue en poudre).

Accordez à votre nouvel ami de l’eau pure et légère, faiblement minéralisée (Ogeu, Evian, Charrier) il boit normalement, bien qu’on ait parfois prétendu le contraire !

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